jeudi, octobre 19, 2006

L'oeuf à la coque

Recette :

  1. Plongez les oeufs dans l'eau bouillante
  2. Cliquez sur l'oeuf ci-contre
  3. Quand la musique s'arrête, vous oeufs sont prêts.
Bon appétit

lundi, mars 27, 2006

Contrat Première Embauche - Quel projet abject !



Amelyne - Bruno, vous avez 20 ans aujourd'hui, vous manifestez contre le Contrat Première Embauche.


Bruno - Quel projet abject ! Nous sommes ulcérés de constater que les retraités séniles qui nous gouvernent ont osé, sans coup férir, imaginer un tel stratagème contre les jeunes. Si la précarité est un bon moyen pour résoudre les problèmes de chômage, alors qu'ils se l'appliquent à eux mêmes. Qu'ils renoncent à leurs retraites dorées et aux bienfaits de la sécurité sociale.


Nous avons des contre projets intéressants. Nous refusons d'endosser l'héritage des générations précédentes. Nous refusons de payer les retraites et les dettes que nous n'avons pas nous mêmes contractées. Quand les jeunes ne sont pas de la chaire à canon, ils sont la variable d'ajustement du système de bien être de vieux sans scrupules. Stop.


La société libérale et capitaliste exonère systématiquement les décideurs de toutes responsabilités. Nos grandes sociétés sont anonymes et nos petites à responsabilités limités. En cas de difficultés majeures la faillite est prononcée.


Cet exemple pourrait bien nous inspirer, nous ne souhaitons pas être la génération sacrifiée, le dindon de la farce. Ils ont eu les trente glorieuses, ils en ont eu pour leur saoul. Les comptes sont soldés, nous ne devons rien à personne, bien au contraire. Refusons de payer des dettes que nous n'avons pas nous mêmes contractées jusqu'à ce que la faillite du système soit constatée.


  • Vous avez une bonne retraite
  • une mutuelle efficace
  • vous souhaitez aider les jeunes ?

Mourrez vite !


lundi, septembre 12, 2005

Commerce équitable


Entretien avec Michael Pertor, économiste renommé de Harvard.


Michael Pertor, vous affirmez qu'il est très facile d'organiser équitablement les échanges commerciaux internationaux. Que préconisez-vous ?


Les systèmes sociaux, les niveaux de rémunération sont très différents d'un pays à l'autre, et il est assez difficile de comparer objectivement le niveau de vie.


C'est pourquoi nous devons pondérer et traduire en points les éléments du train de vie, salaires, avantages sociaux etc. En fait, il s'agit comme pour des fractions mathématiques, de trouver le dénominateur qui permet la comparaison.


La réalisation d'un tableau de bord objectif permettant de visualiser, en temps réel, les niveaux de vie de tous les pays ne pose aucune difficulté technique. Il existe déjà quelques outils.


Forts de cet outil, nous devons appliquer les règles suivantes :

règle 1 : n'accorder le libre échange des marchandises ou services qu'avec les pays qui ont un niveau de vie comparable ou supérieur.

règle 2 : ajouter une taxe appropriée sur les produits et services provenant d'un pays d'un niveau de vie moindre de telle sorte que les produits ou services importés ne concurrencent pas les produits et services locaux.

Enfin, pour se prémunir contre la spéculation et notamment la spéculation immobilière, on pourrait imaginer que les prix de l'immobilier, ou d'autres produits éventuellement, soient assujettis à l'indice du tableau de bord sus évoqué. Ainsi nous pourrions juguler la spéculation immobilière et régler en partie les problèmes de logement. Par exemple, les anglais qui bénéficient actuellement de la surévaluation artificielle de leur monnaie achètent pour moitié prix des résidences en France. Avec l'application de cette règle, des anglais pourraient toujours acquérir une résidence en France, mais ils devraient la payer au même tarif que s'ils l'avaient achetée en Angleterre. Il en irait de même pour des français qui achèteraient au Maroc. etc. etc. Ne rêvez pas trop, la spéculation est un des moteur du capitalisme.


Amelyne Laroche. N'est-ce pas un peu réactionnaire que de vouloir limiter les échanges à l'heure de la mondialisation ? Et cela ne risque t-il pas de défavoriser les pays pauvres si leurs produits exportés sont taxés ?


Oui, vous avez raison, c'est réactionnaire que de vouloir aller à contre sens. Mais il est préférable d'aller dans le bon sens quitte à provoquer la réaction. Nos esprits sont conditionnés. Le cycle infernal consommation / activité n'est porteur d'aucun espoir pour l'humanité. Le développement utile c'est pouvoir acquérir l'indépendance économique, de produire sur place pour le marché local. L'économie capitaliste est l'ennemi juré de l'autarcie, de l'auto suffisance, son dieu c'est la consommation. Elle a transformé presque toute l'humanité en consommateurs contraints et asservis, la mondialisation c'est l'interdépendance totale des économies ce qui les rend extrêmement vulnérables.
La plupart de nos comtemporains ont les yeux qui brillent devant les gadjets de la technologie moderne, on croirait apercevoir le visage ébloui des "sauvages" face à la verroterie des conquistadors. Atterrant.

Domino, château de cartes. Le bon sens : éviter le cycle !


jeudi, juillet 07, 2005

JO 2012 - Enfin Paris vainqueur



40 millions d'euros, c'est la somme dépensée pour la candidature de Paris aux J.O. 2012. Une somme rondelette qu'une poignée de membres de la délégation française, pressentis par copinage, ont distribuée ou empochée pour bâtir cet échec. Échec tout relatif. Paris a gagné.


Avec la victoire de l'échec,

les Français n'auront pas à s'endetter lourdement
Les JO ont laissé de lourdes ardoises à toutes les villes qui les ont organisés -

Les Parisiens vont pouvoir respirer
Paris vient d'échapper à sept années de travaux. Ouf !
plus de marteaux piqueurs,
meilleure circulation,
moins de spéculation immobilière (pardon Sophie Davant)

Enfin, nous n'aurons pas à célébrer cette ridicule philosophie du sport basée sur la performance et la compétition.

Nous on aime le sport pour être en forme dans son corps, pour ses aspects ludiques, mais jamais pour exacerber les nationalismes, le patriotisme, jamais pour se valoriser, c'est à dire dévaloriser, humilier les plus faibles.
Non cette philosophie là, on est bien contents qu'elle s'exprime ailleurs, chez les roast-beefs par exemple, champions du libéralisme, la loi du plus fort.

lundi, juin 13, 2005

L'invasion des grillons.




Amelyne Laroche interroge ici Jacques Banton, écrivain et professeur à l'international Scientific Institute.



Amelyne Laroche - Jacques Banton, dans votre dernier ouvrage, " L'invasion des grillons", collection "lutter efficacement contre les parasites", vous décrivez le processus de développement anarchique, incontrôlable, des colonies de parasites, ici les grillons.


Jacques Banton - En effet, nous connaissons maintenant dans les moindre détails le phénomène de développement des grillons. Les larves se nourrissent du milieu ambiant, elles y puisent leur nourriture. La colonie de développe très rapidement. Quand la pression sur l'environnement est à son comble, quand toutes les richesses disponibles ont été englouties - ici les végétaux - le nuage d'insecte se déplace. Les parasites doivent bien souvent disputer la nouvelle zone aux espèces locales. La démographie galopante incontrôlable de l'espèce aura pour conséquence l'épuisement des ressources de la zone. Il ne subsistera de ce passage qu'un paysage dévasté et stérile.



Amelyne Laroche - Peut-on se débarrasser des ces parasites "anéantisseurs" ?

Jacques Banton - Heureusement, la nature a ses règles. Les grillons disparaissent naturellement mais tragiquement après avoir dévoré et épuisé toutes les ressources qui leurs permettaient de vivre.


Du même auteur


Déjà paru (épuisé) "l'invasion des dinosaures".
A paraître, "l'invasion humaine".

mercredi, juin 01, 2005

Pensée Unique


Amelyne Laroche interroge Monsieur X expert des questions économiques (Monsieur X exerce de hautes responsabilités ministérielles, il a souhaité garder l'anonymat)


Amelyne - Vous dites qu'en rejetant le traité de constitution européen le 29 mai 2005, les français se rebellent contre la pensée unique. De quelle pensée unique parlez-vous ?


Monsieur X - Il s'agit du matraquage organisé de l'opinion publique selon lequel il n'y aurait aucune autre possibilité de développement pour notre civilisation que le développement économique bousté par le progrès technologique. Nos élites martèlent cette contre vérité à qui mieux mieux.


Encore une fois à qui profite cette situation ? L'interdépendance organisée des économies fournit au pouvoir (l'élite) un levier de commandes instantanées. Il est très facile de contraindre une population qui est à la merci des décisions économiques centralisées, globalisées. Il y a encore peu de temps 95% de la population européenne vivait en autarcie ce qui laissait très peu de prises au pouvoir politique.


L'interdépendance des systèmes économiques devient une menace sérieuse pour la survie de l'humanité, principe des dominos.

Plus personne ne conteste l'impasse dans laquelle nous nous trouvons. Le dilemme est le suivant : d'accord, le développement économique, technologique, peut à court terme résoudre quelques difficultés sociales mais à moyen terme, il condamne l'humanité toute entière soit parce que nous n'aurons pas su ou pu organiser un développement durable - désastre écologique - , ou soit, plus probablement, parce que la guerre économique que se livrent des blocs de plus en plus puissants (USA, Asie, Europe...) débouchera sur une déflagration mondiale aux conséquences incalculables. Il n'est pas d'exemple dans l'histoire où le rassemblement de forces derrière une bannière (constitution de blocs) n'entraîne un conflit. La démesure des forces de destruction disponibles fait craindre le pire.


Amelyne - Nos élites ont-elles un QI inférieure à la moyenne ?


Monsieur X - Non, bien sûr. Nos élites savent tout ça très bien. Elles ne misent plus depuis longtemps sur la survie de l'humanité mais sur la survie de l'élite. Des cartes géo-politiques confidentielles sont établies régulièrement pour déterminer les zones qui pourraient être considérées comme "zones de survie" après le désastre militaire attendu. La survie de moins d'un million de personnes devrait permettre la survivance de l'espèce "élite" (je ne sais pas si je dois dire "humaine").


Amelyne - c'est de la science fiction votre histoire ?


Monsieur X - J'aimerais bien.

vendredi, mai 13, 2005

Salauds de pauvres !

Rien n'est vraiment parfait dans ce monde. Des nuages. Il fait froid ou trop chaud. Toujours quelque chose qui altère ce goût de paradis recherché. Cela peut même devenir l'enfer.

Plantons le décor : mer, soleil, palmiers ou cocotiers, amis fidèles... journée de rêve dans un écrin brodé de fils de paradis. Exquise nourriture à profusion, viandes grillées, vins fins... enfin tout ce qui peut exciter nos désirs et papilles voraces.

Mais voilà, rien n'est vraiment parfait dans ce monde.

Un nuage qu'on avait pas remarqué s'invite à la fête. Il est noir ou gris, souvent, mais rien ne l'empêche d'être blanc. Il est sale, mal habillé, vulgaire, mal poli, irrévérencieux, inculte, il a faim. Nos yeux l'évitent, mais il a fixé notre inconscient. Nos regards se détournent et ricochent de nuage en nuage. Maintenant, il y en a partout. Si on les voit pas, on les devine. Ces pauvres, ces nécessiteux assombrissent notre plaisir. Nos viandes changent de saveurs, nos vins tournent.

Des débutants. On s'est laissé avoir. maintenant on le sais, pour jouir de notre plaisir, on se crèvera les yeux, et comme ça il n'y aura plus ni pauvres, ni nuages.