lundi, juin 13, 2005

L'invasion des grillons.




Amelyne Laroche interroge ici Jacques Banton, écrivain et professeur à l'international Scientific Institute.



Amelyne Laroche - Jacques Banton, dans votre dernier ouvrage, " L'invasion des grillons", collection "lutter efficacement contre les parasites", vous décrivez le processus de développement anarchique, incontrôlable, des colonies de parasites, ici les grillons.


Jacques Banton - En effet, nous connaissons maintenant dans les moindre détails le phénomène de développement des grillons. Les larves se nourrissent du milieu ambiant, elles y puisent leur nourriture. La colonie de développe très rapidement. Quand la pression sur l'environnement est à son comble, quand toutes les richesses disponibles ont été englouties - ici les végétaux - le nuage d'insecte se déplace. Les parasites doivent bien souvent disputer la nouvelle zone aux espèces locales. La démographie galopante incontrôlable de l'espèce aura pour conséquence l'épuisement des ressources de la zone. Il ne subsistera de ce passage qu'un paysage dévasté et stérile.



Amelyne Laroche - Peut-on se débarrasser des ces parasites "anéantisseurs" ?

Jacques Banton - Heureusement, la nature a ses règles. Les grillons disparaissent naturellement mais tragiquement après avoir dévoré et épuisé toutes les ressources qui leurs permettaient de vivre.


Du même auteur


Déjà paru (épuisé) "l'invasion des dinosaures".
A paraître, "l'invasion humaine".

mercredi, juin 01, 2005

Pensée Unique


Amelyne Laroche interroge Monsieur X expert des questions économiques (Monsieur X exerce de hautes responsabilités ministérielles, il a souhaité garder l'anonymat)


Amelyne - Vous dites qu'en rejetant le traité de constitution européen le 29 mai 2005, les français se rebellent contre la pensée unique. De quelle pensée unique parlez-vous ?


Monsieur X - Il s'agit du matraquage organisé de l'opinion publique selon lequel il n'y aurait aucune autre possibilité de développement pour notre civilisation que le développement économique bousté par le progrès technologique. Nos élites martèlent cette contre vérité à qui mieux mieux.


Encore une fois à qui profite cette situation ? L'interdépendance organisée des économies fournit au pouvoir (l'élite) un levier de commandes instantanées. Il est très facile de contraindre une population qui est à la merci des décisions économiques centralisées, globalisées. Il y a encore peu de temps 95% de la population européenne vivait en autarcie ce qui laissait très peu de prises au pouvoir politique.


L'interdépendance des systèmes économiques devient une menace sérieuse pour la survie de l'humanité, principe des dominos.

Plus personne ne conteste l'impasse dans laquelle nous nous trouvons. Le dilemme est le suivant : d'accord, le développement économique, technologique, peut à court terme résoudre quelques difficultés sociales mais à moyen terme, il condamne l'humanité toute entière soit parce que nous n'aurons pas su ou pu organiser un développement durable - désastre écologique - , ou soit, plus probablement, parce que la guerre économique que se livrent des blocs de plus en plus puissants (USA, Asie, Europe...) débouchera sur une déflagration mondiale aux conséquences incalculables. Il n'est pas d'exemple dans l'histoire où le rassemblement de forces derrière une bannière (constitution de blocs) n'entraîne un conflit. La démesure des forces de destruction disponibles fait craindre le pire.


Amelyne - Nos élites ont-elles un QI inférieure à la moyenne ?


Monsieur X - Non, bien sûr. Nos élites savent tout ça très bien. Elles ne misent plus depuis longtemps sur la survie de l'humanité mais sur la survie de l'élite. Des cartes géo-politiques confidentielles sont établies régulièrement pour déterminer les zones qui pourraient être considérées comme "zones de survie" après le désastre militaire attendu. La survie de moins d'un million de personnes devrait permettre la survivance de l'espèce "élite" (je ne sais pas si je dois dire "humaine").


Amelyne - c'est de la science fiction votre histoire ?


Monsieur X - J'aimerais bien.